L’analyse de pratiques en médiation et la formation : une garantie !

Group of people working out business plan in an office

Vous souhaitez faire appel à un médiateur dans le cadre d’un litige qui vous oppose à un membre de votre famille, un voisin, un professionnel, une entreprise, un associé, un fournisseur, un salarié, un établissement de santé, votre mairie, une association dans laquelle vous êtes engagé, etc. Des précautions s’imposent pour vous assurer des compétences et des connaissances du médiateur sur lequel se portera votre choix. 

En effet, à ce jour, il n’y a pas de statut idoine à la profession de médiateur ou, disons plutôt, que nous sommes actuellement dans un contexte de professionnalisation de la médiation. De nombreux diplômes sont dispensés en la matière mais beaucoup reste à faire. Il n’y a pas non plus d’agrément, ou de délivrance d’une carte professionnelle comme c’est le cas par exemple pour les journalistes qui se voit attribuer une « carte d’identité du journaliste professionnel », révisée chaque année. Et l’obtention d’un diplôme de journaliste ne leur garantit pas l’obtention de cette sacro-sainte carte professionnelle, encore faut-il qu’ils exercent le métier et, de surcroît, dans une entreprise dont le statut leur permettra d’y prétendre. Autrement dit, ne se déclare pas journaliste qui veut, quel que soit son diplôme et son mode d’exercice. Par exemple, au sein d’Hermès Médiation, l’un d’entre nous fut journaliste. Sa carte de presse portait le numéro 70 361, un numéro qu’il conserve à vie même s’il n’exercice plus le métier aujourd’hui. A défaut d’un tel dispositif pour identifier des médiateurs professionnels, nous ne pouvons que vous inviter à quelques préalables et de procéder à certaines vérifications au moment de solliciter un médiateur, tant la dénomination est aujourd’hui galvaudée. 

La vigilance doit se porter sur deux points en particulier : d’une part la formation permettant à l’intéressé de se prétendre médiateur, d’autre part, la formation continue ainsi que l’analyse de pratique, autrement dit la manière dont le médiateur soumet à ses pairs l’exercice de son art pour valider ses aptitudes.

Dans le premier cas, c’est simple. Il suffit de vérifier si le médiateur a décroché un diplôme universitaire à l’issue d’une formation de 200 heures. L’Université de La Rochelle et l’IFOMENE comptent parmi les organismes dispensant cette formation reconnue de médiateur et de gestion des conflits.

Dans le second cas, n’hésitez pas à demander au médiateur que vous sollicitez s’il se soumet aux recommandations du livre blanc de la médiation, publié en juin 2019, à savoir 20 heures de formation continue chaque année, ainsi qu’une analyse de pratique de 10 heures chaque année. Ainsi vous ferez très vite le tri. Et si vous tombez sur un médiateur qui, de surcroit, peut justifier de quelques médiations à son actif, vous pourrez vous dire que vous êtes sur la bonne voie.

Et si ce même médiateur est aussi inscrit à une cour d’appel et/ou à un tribunal administratif pour effectuer des médiations judiciaires, c’est encore mieux. Cela signifie que les tribunaux ont, à votre place, vérifier les points précédents. De notre côté, nous sommes à jour. Nous venons d’ailleurs de terminer un cycle de formation sur l’approche systémique, un véritable atout pour appréhender plus encore la médiation interne en entreprise et la médiation organisationnelle. Et notre inscription à la cour d’appel de Poitiers vient d’être renouvelée jusqu’en 2026, et le tribunal administratif de Poitiers vient de nous faire savoir, pour sa part, qu’il retenait notre candidature. Marcel Pagnol disait : « il faut surprendre son public avec ce qu’il attend ».

©Hermès Médiation – centre de médiation – Poitiers

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