Recentrer les besoins dans la relation thérapeutique

L’hôpital et la médecine transcrivent dans leur organisation une rationalité analytique : réduire le compliqué en autant d’éléments simples : la cardiologie, la pneumologie, la neurologie, la gastroentérologie… Cette logique de spécialisation induit une multiplication des intervenants autour du malade.

Dans ce contexte d’hyper spécialisation, le patient est de moins en moins perçu dans sa globalité et, de ce fait, il peut être constaté une prise en compte insuffisante des besoins du patient ainsi que de ses ressentis. 

Dès lors, le médecin doit questionner son patient, ce qui permettra à ce dernier de se sentir satisfait et connecté à son médecin.

Le professionnel de santé pourra adapter sa stratégie thérapeutique en comprenant mieux son patient, son environnement ainsi que son histoire. 

Le patient, quant à lui, doit apprivoiser un monde qui ne lui est pas familier, un langage et des codes différents.

On ne peut pas se comprendre si l’on n’est pas en mesure de connaitre le monde qui vous entoure, l’environnement nouveau dans lequel le patient est plongé au moment de la découverte de l’annonce d’une maladie. C’est à ce moment-là que le malade a un besoin crucial de connaissances. 

Dans cette interaction et ce moment de découverte de l’un et de l’autre, médecin et patient vont se rendre compte qu’ils ont des besoins fondamentaux communs et des valeurs universelles qu’ils partagent. 

Le patient pourra ainsi appréhender de manière moins hostile ce milieu médical car il constatera qu’il a des ponts d’altérité avec son médecin. Quant au professionnel, il pourra admettre que la meilleure connaissance de son patient au-delà de sa maladie permettra une meilleure observance des traitements.

La définition des besoins permettra au patient d’être pleinement acteur de sa prise en charge. Elle autorisera ainsi les acteurs à un ajustement des attentes mutuelles.

Concrètement, la mise en œuvre de cette nouvelle approche implique pour le médecin de partager le pouvoir. 

Dans ce cadre, le consentement libre et éclairé du patient prend toute sa dimension.







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