Un conflit : et si on décidait d’une médiation comme alternative à la justice ? – Acte 1

Famille médiation

Justice et médiation – acte 1

Le début de l’histoire est identique. Un homme et une femme mariés depuis 14 ans, parents de deux enfants et dont l’amour s’altère ; deux voisins qui se chamaillent pour un arbre en limite de propriété ; ou encore un salarié persuadé que son patron bafoue son contrat de travail. Le conflit est partout.

Il nait du désordre, d’un problème d’incompréhension, d’un lien rompu et de besoins insatisfaits.

Chacun s’estimant légitimement dans son bon droit est prêt à faire intervenir la justice pour rétablir l’ordre.

Et si une autre option était possible ?

La médiation ? Non, ce n’est pas sérieux ! La justice, c’est plus sûr !

Et si ! Dans ce chemin tout tracé, s’ouvre une voie nouvelle : la médiation très évoquée actuellement mais dont le mot est aussi largement utilisé que galvaudé.

Alors qu’est-ce que la médiation ? Le livre blanc de la médiation en donne une définition officielle : il s’agit d’un processus structuré, volontaire et coopératif de prévention et de résolution amiable des différends qui repose sur la responsabilité et l’autonomie des participants. Initiée par les intéressés eux-mêmes, ou bien par leurs conseils, les représentants d’une organisation ou encore un magistrat, la médiation fait intervenir un médiateur dûment formé, tiers indépendant, neutre et impartial. Facilitateur de communication, sans pouvoir de décision, ni rôle d’expertise technique ou de conseil, le médiateur favorise le dialogue et la relation, notamment par des entretiens et rencontres confidentiels.

Si la justice est un des trois piliers fondateurs de la démocratie moderne, qu’elle reste le meilleur garde-fou contre l’arbitraire, la médiation ne saurait être négligée en ce qu’elle souffle un air rafraichissant sur le pouvoir judiciaire, parfois critiqué pour sa lenteur et sa roideur. Comparativement, la médiation est perçue comme une liberté offerte aux particuliers pour prendre leur destin en main en décidant d’eux-mêmes des solutions à prendre dans leurs différends.

Et si l’alternative à la médiation était une piste sérieuse pour éviter une action judiciaire longue, coûteuse et dont on ne contrôle pas la finalité des décisions prises ?

Cet article vous a intéressé ? Voici la suite : Quand la justice tranche le litige, la médiation accompagne le règlement – Acte 2

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